Comprendre la concentration des entreprises
Un atout économique

Concentration des entreprises
Tous les sujets d’actualité nous parlent sans cesse de fusion ou d’absorption de sociétés.
Les événements incitent les entreprises à la concentration économique afin de bénéficier d’un facteur de croissance. Ce phénomène consiste, dans la pratique, à réunir plusieurs sociétés en un seul groupe, en vue d’accroître les moyens de production de l’ensemble. Faire échec à la concurrence par l’augmentation rapide, et à moindre prix, de la production, tel est le but. Les entreprises spécialisées dans la fabrication de produits similaires, harcelées par la concurrence, préfèrent s’unir plutôt que de lutter les unes contre les autres, afin de produire en série à un prix de revient inférieur, et pour vendre à des prix uniformes.
Il faut dire qu’ainsi, les entreprises obtiennent plus facilement, et à un moindre taux, les prêts nécessaires au développement de leurs activités. La concentration, en accroissant leur importance et leur solidité, leur confère un plus grand crédit auprès des établissements bancaires. Dans le cas des assurances, il s’agit d’un atout supplémentaire pour les souscripteurs qui pourront directement bénéficier des avantages liés à un regroupement économique. De grandes structures d’organismes d’assurance disposent ainsi de moyens pour proposer des contrats d’assurance pour tous les impératifs de la vie quotidienne, de l’assurance des personnes à celui des prêts par des assurances crédits répondant aux attentes financières de ses clients.
L’Etat encourage parfois la concentration industrielle qui permet de lutter contre la concurrence étrangère.
La concentration peut être horizontale ou verticale. Dans le premier cas, l’entreprise cherche à se développer dans une seule voie : elle crée, par exemple, de nouveaux ateliers, semblables aux anciens; seul leur nombre varie, mais la production s’accroît.
On parle de concentration verticale lorsqu’une seule entreprise contrôle, du début à la fin, la fabrication d’un produit donné. Prenons l’exemple d’une filature, travaillant pour une fabrique de textiles, qui fournit une maison de confection. Une même société, qui sera alors constituée par la réunion des trois entreprises énumérées, prend en main filage, tissage et confection pour synchroniser les opérations. La production globale sera moins coûteuse.
Le groupe a d’ordinaire une structure pyramidale : l’entreprise « pilote », le holding, contrôle les sociétés « affiliées » en achetant un certain nombre de leurs actions et il a dans ce groupe une participation majoritaire. Ces sociétés en contrôlent d’autres à leur tour, et ainsi de suite. Du holding se transmettent les dispositions qui feront agir, dans l’intérêt commun, toutes les entreprises ainsi coordonnées.
Les producteurs passent parfois les uns avec les autres des accords temporaires, portant sur la quantité de marchandises à produire, les prix et l’aire de production. Ils forment alors des cartels. Lorsqu’il existe de nombreuses petites entreprises produisant les mêmes articles, qu’elles vendent dans le même secteur, on remarque que chacune d’elles s’efforce d’appliquer des tarifs de plus en plus bas, de manière à trouver une clientèle. Cela provoque une lutte permanente entre chefs d’entreprise. La solution consiste précisément à réunir ces différentes petites maisons en un ensemble plus vaste, le cartel. Ce dernier pratiquera des prix déterminés et, naturellement, plus avantageux pour les industriels.
Les trusts, au contraire, tirent leur origine de la fusion de plusieurs entreprises, pour former une entreprise unique, plus puissante, qui se substituera aux autres. Des raisons semblables à celles qui déterminent la formation du cartel se trouvent à la source du trust, avec la différence essentielle que dans le cartel, chaque entreprise conserve son individualité propre, tandis que, dans le trust, elles perdent toutes leur indépendance.
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